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vendredi 29 août 2014

Femme de Minaj, ceinture noire de Kératé !

Femme de Minaj, ceinture noire de Kératé ! 



Toc, Toc. C'est ne9i, ne9i Minaj. 

Femme de Minaj vous parle aujourd'hui de ce jour où elle préféra racler les sols plutôt que les fonds de tiroirs. Car c'est à coup de Kerata qu'elle fera ainsi valser cette eau qui coule alors à flow. Sister.

C'est le ménage de printemps au rythme des 4 saisons de Vidaoudi qui semblerait lui enseigner en maître cet art du bâton de la Kerata quelle mène à la baguette.

Et pour une fois quelle devient le bourreau qui vous assigne à l'immobilité sur l'arche que devient votre Salon-Seddari et sur lequel vous serez alors ce Noé, Noé, capitaine abandonné. 

C'est donc le jour de ces réveils où le premier pas de votre journée est un grand pas pour votre chaussette déjà mouillée.

Tel un dj sur son Dass floor, Femme de Minaj fera aller et venir ce Jeffaf tel un pinceau sur la toile d'une peinture abstraite ou encore un genre de skate qui se jouerait uniquement avec les bras. 

Et vous serez ces canards barbotant dans cette marre d'eau dont elle ratissera tous les coin-coins.

Notez surtout l'ardeur avec laquelle elle s'acharne à dégommer son chewing-gum quelle laboure alors comme s'il était cet homme qui lui aurait laissé un enfant sur les bras et les poils à jamais pousser sous les bras.


Une ode à Ne9i Minaj, ceinture noire de Kératé, qui a donc fini par dépasser maîtres et moult moul dar...


vendredi 15 août 2014

Re-douane Diwana - Car à l’aéroport, il n’y a pas que le nom qui RAM




Re-douane Diwana, car à l’aéroport, il n’y a pas que le nom qui RAM.

Re-douane Diwana, herrag et passager clandestin de renom, vous explique pourquoi il préfère traverser à la nage plutôt que de ramer à l’aéroport. 

Parce qu’il préfèrerait traverser la barrière de corail plutôt que celle de la douane.

Parce qu’il préfèrerait se faire couler au large de la mer rouge plutôt que de se faire saigner à cause d’un excédent de bagages.

Parce qu’il préfèrerait se noyer au milieu d’un banc de requins plutôt que de s’étouffer au milieu d’une bande de tortues. 

Car ici, le système aéroportuaire est, vous l’aurez compris, d’une lenteur si mortelle que même quand il s’agira de clamser vous ne pourrez mourir qu’à petit feu. 

Peut-être serait une technique anti-terroriste d’un genre nouveau, car il y a bien là de quoi décourager n’importe quel porteur de bombes quand vous semblez vous-mêmes prêts à exploser.

Et le premier arrêt, presque littéral, de ce pré-périple qu'est l'aéroport est celui dit du comptoir des Tamponniers. 

Ceux qui ne tamponneront vicieusement que sur les autres tampons de votre passe-porcs. Ceux dont les esprits ont plus de retard que ceux de tous les vols cumulés. Ceux qui dépassent les bornes avant même d’avoir passé la frontière. 

Car le temps passe et les crampes aux tempes sont lasses d'attendre le tampon pompeux du Grand Tempereur et tant pis pour les bousculades tamponneuses qui vous crève les tympans à l'arrière, on s'en tamponne le derrière.

À la recherche du tam(pon) perdu...une oeuvre de «Prout» que vous auriez presque le temps de réécrire.

Et vous souhaiteriez vous faire pousser une nageoire dorsale plutôt que de faire la queue dans ce filet à poissons

L’aéroport, parce que vous ne valez rien.


jeudi 24 juillet 2014

DE CASA À GAZA, JE SUIS LA POULE QUI BOYCOT-COT.

    THE KOQPLES / La poule qui boycot-cot et son coq ont vendu leur peau de mouton pour faire peau neuve. 


Je suis la poule qui boycot-cot. 

Oubliez donc votre passé ovin de moutons qui errent, et devenez ainsi : la poule qui boycot-cot. 

Car même mouillée et lasse d’avoir les crocs en attendant d’avoir des dents, la poule, peut elle aussi décider de faire le coq. 

Réveillez donc cette poule aux oeufs dort. 

Car c’est sur le mur de Gaza que la poule sur un mur qui picote du pain dur devint cette poule au pied du mur qui picore du pain nu. 

La poule que j’ai décidé d’être s’en est donc allée prendre quelques leçons de boycot-cot-cot-cot-cot.  Excusez la, elle s’emporte parfois. 

Voici donc ses quelques boycotmmandements. 

1- La poule qui boycot-cot et Monsieur Mc Chicken ont rompu. La pauvre ne pouvait supporter plus longtemps cette belle-mère étouffante qu'était devenue Madame McKdoubnald's. 





2- C'est avec le soutien d'un Kit-Kat récemment reconverti en Kot-Kot, que la poule qui boycot-cot combat désormais roquettes et autres Minute Raid.



3- Bon, c'est vrai qu'il ne reste plus grand chose à picorer...m'enfin. 






Ce qui n'empêchera évidemment pas la poule qui boycot-cot de continuer à vous pondre de nouveaux Kinder. Cot.


mardi 15 juillet 2014

Hammamia, here I go again !





Hammam( n.m sauf Hammam mixte ), se dit de ce lieu de suffocation volontaire où le décharnement des uns sera l’objet de l’acharnement des autres.

Un genre de relique d’un esclavagisme moderne et volontaire où tout semble avoir été minutieusement fait pour que vous restiez persuadés que ces personnes qui s’acharnent à décharner votre peau sont les vestiges des derniers suppliciés d’un genre de mythologie greco-hammam.

C’est à croire que le directeur artistique de cette super-production Sabounebeldyenne s’est astreint à donner à ce lieu des airs d’authentiques thermes romains et l’efficacité de ces allers-retours sur l’autoroute de votre corps à coup de ( tararararara ) KISS se chiffrera à la sueur de votre front...et à la longueur de ces spaghettis al dente dont le Kessel ne fera qu’une bouchée.

Vêtues de Marcels dont ils ne gardent de l’allure que le nom et de Cerdan, la vigueur qui fera serrer les vôtres, ces hommes et femmes dévoués à cette mono-activité de décapage pratiqueront sur vous le massage façon déboîtement de l’épaule à mort-veille.

De quoi vous inspirer un genre d’« Indignez-vous» version Stéphane Kessel...

Et parce que ce nom générique se conjugue également au féminin, vous aurez pour vous servir, Mesdames, deux principaux types de Kessalates.

D’un côté, ces genre de catcheuses qui n’évoluent qu’en milieu aride, les stars du Ring, celles au physique mêlant des allures de Rambo et d’Hagrid, et de l’autre celles restant aux vestiaires sur les bancs de touche, reprenant leur souffle après avoir aspiré le vôtre, bouteille d’eau fraîche à la main et serviette de Mohammed-Ali au cou, surveillant celles qui voudraient prendre leurs jambes au leur.

Durant cet instant plus de crasse que de grâce, je ne dois la mienne qu’aux mouvements artistico-contempourri que mon bourreau m’oblige à exécuter, et c’est ainsi que vous vous découvrirez des talents cachés de contorsionnistes et autres talons d’arthrose et d’un Achille fantaisiste.

Et vous vous convaincrez que l’on pourrait  tout à fait avoir le haut du corps étendu sur le ventre, les jambes allongées sur le côté tout en conservant le coude de son bras droit tourné vers le haut, et les pieds sur Terre.

Elle ont du pain sur la planche, et vous aurez l’impression d’être celui à pétrir...

Jouissant ainsi du syndrome de Stockholm le plus caniculaire jamais entendu, vous vous délecterez donc étrangement de ces phrases classées Reines du temple de la familiarité-promiscuité telles que « Ah, ah, ah, ch7al kenti mousskha a khti» ou encore « Ou tgoul wash bgha y khrouj lik loussekh».

Et c’est au compte-goutte que les secondes de la peine à laquelle je goutte s’égouttent, animant ainsi le cycle infernal d’une sueur qui se confond à la condensation, des vapeurs des corps aux plafonds, puis à nouveau de leurs hauteurs aux bas fonds.

Vous y découvrirez aussi, un capitalisme réinventé ou la propreté a donné lieu à une forme entièrement nouvelle de propriété : celle du sceau dans lequel vous ferez couler cette eau, qui en cas de conflit d’appartenance prendra bien quelques heures à passer sous les ponts.


Et c’est un sursaut d’effroi que causera le sceau de la moindre main étrangère posée sur votre seau, le Saint Staal, créateur de conflits depuis 1876 et qui risquera de vous coûter quelques mèches.

Et bien qu’on ne puisse pas réellement évoquer un quelconque sens de la pudeur dans ces lieux seins, son peuplement aspire cependant après rinçage à être le digne héritier d’un genre de néo-race aryenne version 3aryenne.

Et certes minimalistes, les codes dé-vestimentaires restent tout de même stricts. Car ici dans cette contrefaçon d’une plage de Copacabana version Copasandala, seules autorisées les charenthèses-ventouses Del mika, celles qui couplées à quelques gouttes d’eau vous joueront les plus beaux airs de Beethoven ou de Daoudia.

La complicité prendra ainsi la forme du compagnon qui vous frottera le dos avec la plus grande sincérité.

Que dire enfin, de l’indice de base de classement des Hammams, peut être l’une des dernières perles de l’absurdité : le manque plus ou moins drastique en oxygène.

Comme cette pièce, l’ennemi juré de toute chambre froide, celle constituant le dernier degré de raréfaction d’air niveau Kilimandjaro, dédiée aux as et des as qui s’y enfer-ment et apparemment aussi aux  poissons à branchies.

Et si l’oxygène ne circule plus, les ragôts se feront, eux, un plaisir de vous faire le tour du propriétaire...et des locataires du quartier et les cheveux continueront de danser parterre, portés par courants d’eau et courant d’air, du nature, au henné en passant par le néo-méché.

Vous les croiserez à tous les coins de rue, ces adeptes du Hammam, seuls et uniques citoyens à avoir la légitimité absolue de sortir avec le kit peignoir sur les épaules, serviette sur la tête et seau à la main. Ils ne sont qu'une centaine dans tout le Maroc à jouir de la patente officielle.


Et si ces airs de lavoirs d’antan vous chatouillent l’esprit, sachez que les risques de Zona dans ces eaux-là éclipseront très vite ces esquisses de descriptions aux allures de Zola...au Bonheur de ( ces ) Dames.

Asmaa El Arabi 

mercredi 2 juillet 2014

Dans la peau d'une paire de Nike / A day in my Nike shoes

Mes Nike se désaltèrant. /
My Nike quenching their thirst.


Mes Nike se dé-désaltérant timidement. / Taking the Nike piss. 



Mes Nike se cultivant un tantinet. /
Some reading for my pair of Nike.


Mes Nike pour la paix dans le monde. /
My Nike for peace in the world.

Mes Nike qui se prennent pour Michael Jackson. /
My Nike pretending to be Michael Jackson.



Mes Nike Bobo se mettent au bio. / My Organic-Bohemian pair of Nike. 


Mes Nike discutant de tolérance avec une paire de converse. / My Nike discussing tolerance with a pair of converse.

Mes Nike se baladant main dans la main. / My pair of Nike, hand in hand.



Surmenage et Nike de tête. / My Nike headache.

  Mes Nike entre amis issus de la diversité. / Nike and Buddies.


Mes Nike essayant de déchiffrer des hiéroglyphes de Finance 2, Ni Champions Ni Champollion. / My pair of Nike trying to decipher hieroglyphics Finance 2, neither champions nor Champollion.  


Mes Nike qui s'endorment en rêvant secrètement d'une paire de tongs et de leur amour impossible. / My Nike falling asleep dreaming secretly of a pair of flip flops and their impossible romance.